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 La photo «Nature»  Par Gilles Parigot

La photo «Nature» rassemble de plus en plus d’adeptes, en particulier, au sein de notre Fédération. 

Les raisons de cet engouement sont diverses et souvent complémentaires : attrait de plus en plus marqué pour la découverte et la protection de la Nature, voyages plus fréquents vers des contrées lointaines riches en biodiversité et, surtout, développement de la technologie numérique qui permet, à moindres frais que la photographie argentique, de multiplier les clichés et donc d’avoir plus de chance «statistique» de réussir l’image des animaux en mouvement ou des photos d’ambiance dans des conditions climatiques extrêmes.

Les revues spécialisées sont de plus en plus nombreuses sur le marché : «Image et Nature» et «Nat’Images» pour n’en citer que 2, et de nombreux articles sont consacrés à la question dans les revues «Photo» généralistes.

Les concours de photos « Nature » se multiplient et les plus connus en France, (ceux de Montier-en-Der, du Festival de l’Oiseau, de la Camargue ou de la revue «Terre Sauvage») reçoivent, chaque année, des milliers de photos.

En très peu de temps, les photos «Nature» ont explosé, en quantité et surtout en qualité générale. 

 

La Nature au sein de la Fédération photographique de France 

Notre Fédération n’échappe pas à ce mouvement, particulièrement, au niveau de ses compétitions.

Ainsi, le nombre des photos présentées dans les 2 compétitions nationales «Nature» (Papier d’une part, et Images Projetées, d’autre part) ont triplé en quelques années :

Papier : 2003 : 524 photos

             2010 : 1519 photos

Images Projetées : 2003 : 578 images

                              2010 : 1872 images

Et le niveau moyen des photos s’est très fortement accru avec la multiplication des images, mais aussi avec l’arrivée de nouveaux photographes.

Si les très bonnes photos, en compétition, n’étaient que quelques dizaines il  y a quelques années, elles sont des centaines aujourd’hui.

Les photos «Nature» finissent aussi, dorénavant, à être fortement présentes dans les compétitions «classiques» de la Fédération et à occuper, très souvent, les premières places, au point que des règles particulières ont dû être édictées en la matière.

Enfin, de nombreux clubs sont devenus des véritables spécialistes de la photo «Nature» et la plupart des Unions régionales (dont celle de Rhône Alpes) organisent annuellement des compétitions régionales «Nature» pour leurs ressortissants.

On notera que l’Union Régionale Rhône Alpes est celle qui, avec la grande région parisienne, est celle qui rassemble le plus grand nombre de clubs qui se distinguent au niveau national (PC Aix-les-Bains, Méliès de Chambéry, PC Biviers et PC Morestel).

 

Les compétitions «Nature» de la FPF 

Depuis cette année (2011), pour faire face à l’inflation du nombre de photos participant aux compétions nationales «Nature» (Images Projetées et Papier Couleur) et aux difficultés d’organisation que cela engendrait, la Fédération a décidé de créer 2 niveaux de concours nationaux : l’un ouvert à tous les clubs et à tous les adhérents de la Fédération – le concours national «Nature» -  et un niveau supérieur – la Coupe de France «Nature» - regroupant les 25 meilleurs clubs de France, avec, à chacun des 2 niveaux, une compétition «Papier» et une «Images Projetées».

Les 10 premiers clubs du National remplaceront, à l’issue de chaque compétition annuelle, les 10 derniers de la Coupe.

Chaque Union Régionale peut, en outre, continuer à organiser, librement, des compétitions «Nature» locales dont les résultats n’ont aucune incidence sur les concours nationaux.

 Par ailleurs, pour limiter le nombre de photos «Nature» dans les compétitions «classiques», il est établi, dans les règlements, qu’un club ne peut pas proposer, dans ses sélections présentées aux concours nationaux, plus de 4 images ayant un animal sauvage comme élément prépondérant. 

Il existe, enfin, un concours international «Nature», auquel participe régulièrement notre Fédération, organisé par la Fédération Internationale d’Art Photographique (FIAP).

 

La définition de la photo «Nature» pour la Fédération 

«La Photographie Nature est restreinte à l’emploi du procédé photographique pour décrire les observations de tous les embranchements de l’Histoire Naturelle (zoologie, botanique ou autres éléments naturels), afin qu’une personne bien informée soit capable d’identifier le sujet présenté et d’assurer son intègre représentation.

La valeur de l’histoire donnée à la photo doit être aussi importante que la qualité de l’image.

Les éléments d’intérêt humain ne doivent pas être présents sur la photo.

Les photographies de plantes, d’animaux hybrides ou artificiels, les échantillons montés, les aménagements placés avec évidence, les dérives ou n’importe quelle manipulation qui altère la vérité de la photographie originale sont inacceptables, à l’exception de détails en macrophotographie, si leurs couleurs d’origine ne sont pas artificiellement modifiées.

Les animaux présentés doivent avoir été photographiés en pleine nature, libres de toute captivité, vivant dans leur biotope d’origine, sans influence d’une intervention humaine directe ou indirecte, les animaux connus pour avoir un biotope partagé librement avec l’homme (chouettes, hirondelles, lézards…) sont acceptés.»

 

L’éthique de la photographie «Nature» 

S’adonner aux plaisirs de la photo «Nature» ne doit pas faire oublier que cette passion ne doit pas se réaliser au détriment de la Nature elle-même et de ses habitants.

La recherche, à tout prix, de la photo unique et, peut-être aussi la multiplication des concours photo «Nature», sont, aujourd’hui, responsables de dérives très dommageables en la matière.

On ne rappellera donc jamais assez que :

Les plantes et fleurs, qu’elles soient protégées ou non, ne doivent pas être cueillies pour réaliser une photo de celles-ci dans des conditions plus « tranquilles».

Les insectes, reptiles et autres petits animaux ne doivent jamais être prélevés du milieu naturel pour une meilleure «installation photographique». Beaucoup de ces espèces sont d’ailleurs protégées par la loi (tous les batraciens et reptiles, en particulier).

La distance de fuite des animaux doit être scrupuleusement respectée pour éviter tout stress à la faune (surtout en hiver, pour éviter toute déperdition énergétique aux animaux).

Aucune photo d’oiseaux au nid ne devrait être réalisée.

Rappelons que tout ce qui peut être néfaste à la reproduction ou à la survie d’une espèce protégée est puni par la loi. Cette disposition concerne pratiquement tous les oiseaux. 

A ces règles éthiques relatives au respect de la Nature, la Fédération Photographique de France ajoute d’autres règles éthiques pour la participation aux compétitions qu’elle organise.
 

Ces règles sont également adoptées par la majorité des organisateur de concours photo «Nature».

Elles énoncent que « la photographie numérique, malgré les facilités de traitement qu’elle permet, ne doit pas faire oublier que notre éthique Nature a pour objectif la représentation du réel.

Il ne doit y avoir ni ajout, ni suppression d’éléments. Les seules interventions tolérées après la prise de vue se limiteront à l’amélioration du rendu (luminosité, contraste, netteté ou légère optimisation des couleurs d’origine)».

 

Comment réaliser de bonnes photos «Nature».

 Vaste sujet qu’il n’est pas lieu de traiter ici, mais qui est abondamment abordé dans toutes les revue « Photo » et dans de multiples ouvrages.

Disons seulement qu’une photo «Nature», c’est déjà une photo et qu’elle doit donc être bien cadrée, bien exposée, prise avec une vitesse adaptée...

Qu’à partir d’un certain niveau de recherche de qualité, le choix du matériel devient primordial : téléobjectifs ou zoom puissants et lumineux pour la faune (mammifères et oiseaux plus particulièrement), objectifs macro pour la flore et les insectes…

Enfin, le principe selon lequel, on ne photographie bien que ce que l’on connaît bien s’applique très particulièrement à la photo «Nature».

Il est inutile de chercher une fleur ou un insecte dans un milieu naturel qui n’est pas le sien ou à une période de l’année où il n’est pas présent.

La littérature spécialisée en la matière est aujourd’hui abondante. On se rapportera, en particulier, à tous les ouvrages édités par Delachaux et Niestlé.

Enfin, une bonne connaissance de la Nature, de sa protection et de son «usage» pourra avantageusement s’acquérir auprès des associations spécialisées : Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA), Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Centre Ornithologique Rhône Alpes (CORA), et autres associations spécialisées en botanique ou mycologie ou dans le domaine des libellules, des papillons, des chauves-souris…

 

Gilles PARIGOT